Quand rouler au colza fait tâche d'huile...
Voici un article du mois de mars qui montre que malgré les élections toutes proches, nos dirigeants ne sont pas encore prêts à faire des efforts sur les biocarburants !
Les élus des dix communes de la communauté urbaine du Villeneuvois (Lot-et-Garonne), se mettent dans l’illégalité en faisant fonctionner dix poids lourds de collecte des ordures ménagères avec un mélange contenant 30% d'huile végétale pure.
Le 15 octobre 2005, ils ont approuvé à l'unanimité une convention de partenariat avec l'Institut national des huiles végétales pures, installé à Agen. Leurs objectifs sont d'utiliser une énergie propre qui préserve l'environnement, de développer une nouvelle filière pour l'agriculture et une source de revenus complémentaires pour les agriculteurs tout en réduisant la facture énergétique pour la collectivité publique.
Pourtant, cette décision cause des problèmes juridiques. La loi est très explicite. Pour un véhicule automobile destiné à circuler sur la voie publique, vous ne pouvez pas utiliser de carburant autre que celui distribué en stations services. La fiscalité de ces carburants est règlementée. Ceci s'applique également aux véhicules circulant sur le domaine public. Toutefois, cette même loi n’interdit pas pour autant les biocarburants.
Malgré l’interdiction du préfet, les camions roulent toujours et ce dernier a décidé de déférer au tribunal administratif de Bordeaux les délibérations et décisions des élus, estimant illégale leur utilisation comme carburant autre qu'agricole. Une situation qui n'est pas forcément pour déplaire à Jérôme Cahuzac, maire de Villeneuve-sur-Lot, qui voit là l'occasion de porter sur la place publique ce sujet brûlant.
Alain Juste, co-producteur de ce biocarburant, traité de rebelle par tf1, continue à se battre pour l'utilisation de ces carburants écologiques et pour que les constructeurs automobiles fassent un effort pour aller dans le sens d'un véhicule propre et sécuritaire.