Geisha

Publié le par Elfyr

Diplômé de Harvard en histoire de l'art japonais, Arthur Golden a étudié et travaillé à Pékin et Tokyo. Il écrit avec finesse pour un occidental sur la culture japonaise : sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, ce roman a été adapté pour le cinéma. Le film réalisé par Rob Cohen sort d’ailleurs le premier mars avec dans le rôle de la sublime Sayuri l’actrice chinoise Zhang Ziyi.

Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris-bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas (okiya) : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales. Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, l’héroïne nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté. Cette histoire à la fois troublante et émouvante permet de découvrir un des aspects les plus originaux de la société japonaise à savoir l’esclavage voilé des femmes.

 

Un livre qui se dévore d'une traite à lire si la culture japonaise vous attire...

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L
ouaip ! je l'ai lu... Ca se lit bien !
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